Les Merveilles du Voyage

« Il n’y a pas de chemin qui mène au bonheur, le bonheur est le chemin. », Lao Tseu

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Un pouce levé, une main agitée, des « bravo », des applaudissements et quelques coups de klaxon qui s’échappent des véhicules – motorisés ou non – qui me doublent, des « courage ! », des « bon voyage ! », des « Ultreïa ! » (« toujours plus loin », tel le cri des pèlerins de Compostelle).

Des repas, des barbecues, des casse-croutes, des kilos de fruits et de légumes, du matériel de réparation vélo, des cartes routières, des ustensiles perdus en cours de route et remplacés par des âmes généreuses, un accès à de l’électricité, à un frigo, à une connexion Internet. Un coin dans un jardin pour planter ma tente, une caravane dans un coin de nature, une chambre avec un « vrai » lit et une « vraie » douche, des nuits gracieusement logée à l’auberge ou au camping.

Des bouts de route partagés avec des cycloroutistes, des vététéistes, des cyclovoyageurs, voire des motards ou des chauffeurs qui ont dévié de leur route de quelques kilomètres pour m’indiquer le chemin. Des explications alambiquées pour tracer la meilleure route qui soit jusqu’à la prochaine étape. Des heures passées à me montrer patiemment comment régler ma monture.

Des numéros de téléphone laissés « au cas où t’as le moindre souci » par un flic, un maire de village et autres âmes bienveillantes, des « Salut, on est quelques tentes plus loin » ou « on habite là », « si t’as besoin de quoi que ce soit, n’hésite surtout pas ».

Des invitations à prendre part à la fête du village, des explications minutieuses et passionnées sur les coutumes du coin, des exhortations à partager quelque temps l’intimité d’une famille, d’un couple ou d’un groupe de copains. Des conversations échangées au coin d’une rue, à la terrasse d’un café ou à la lueur d’un feu de camp, des rencontres furtives certes mais oh combien intenses.

Toutes ces petites attentions quotidiennes font la beauté de mon voyage. Elles me portent, me transportent, m’encouragent sans cesse à poursuivre ma route. Sans elles, mon voyage n’aurait pas de sens. Ushuaïa, destination symbolique étant donné sa dimension mythique, n’est qu’un prétexte pour entreprendre ce voyage. Ce qui compte, ce n’est pas la destination, mais bien le chemin. Mon chemin – s’il n’est certes pas exempt de galères – est surtout jonché de ces moments merveilleux. C’est cela mon chemin du bonheur.

2 réflexions au sujet de « Les Merveilles du Voyage »

  1. Maud! Belle écriture sur ton voyage. Je note le nom de l’auberge « El caracol », j’irai bien un jour! J’imagine que tu dois être aux Canaries, je te souhaite une bonne étape avant d’aller traverser el charquito de agua! Un beso fuerte.

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