De Bélem à Teresópolis (Etat de Rio) ou la trahison du principe du voyage « by fair means » (avril-mai 2012)

Île de Boipeba (Bahia)

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 « Ailleurs » est un mot plus beau que « demain », MORAND

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Force est d’admettre que la suite de ma traversée du Brésil aura été une infâme trahison du voyage par « moyens loyaux », selon l’expression employée par le voyageur et écrivain Sylvain TESSON (Petit traité sur l’immensité du monde). Celle-ci désigne les voyages aux cours desquels le voyageur se meut sans moteur, propulsé par sa seule énergie.

J’ai toutefois une excellente excuse. Mes parents ont déménagé à São Paulo trois ans auparavant. Je n’étais jamais venue les voir, clamant que je parviendrais jusqu’à leur porte à vélo et à la voile ! Figurez-vous qu’après un an de périple pour arriver jusqu’à chez eux, ils m’annoncent qu’il faut que je me dépêche parce qu’ils repartent définitivement en Europe début juillet !

Mais certaines haltes étaient somme toute incontournables lors de ma traversée du Brésil avant de parvenir à São Paulo. Je vous la fait courte.

SALVADOR DE BAHIA

Cité colorée, culturelle et musicale. Capitale de la Capoiera, la ville jouit d’une influence prépondérante de la culture africaine. Malheureusement, le Pelourinho, centre touristique rénové, ressemble un peu trop à mon goût à un décor aprêté type Disneyland au sein duquel le touriste est confiné : et si vous faites mine de vous aventurer en dehors de cet espace; les habitants ou les flics vous rattrapent pour vous en dissuader !


ÎLE DE BOIPEBA (Baie de « tous les saints », Etat de Bahia)
– en compagnie de ma môman, qui en avait sacrément marre d’attendre que je parvienne jusqu’à chez eux!

Petit paradis terrestre avec son sable blanc, sa mer turquoise, ses cocotiers et ses mangroves. Ajoutez à cela la taille humaine de l’île, des voitures quasi inexistantes et des habitants paisibles, et vous vous demanderez pourquoi le tourisme n’a pas encore envahi cela. Sans doute que les difficultés d’accès jouent en sa faveur.

LA CHAPADA DIAMANTINA & VALE DO CAPAO

Splendide parc naturel situé dans l’Etat de Bahia, la Chapada Diamantina abrite entre autre le village Vale do Capao, où j’ai retrouvé Aude, une boat-stoppeuse française rencontrée au Cap Vert et qui s’y est aujourd’hui installé. Village néo-hippie né dans les années soixante, Capao est le lieu d’un foisonnement culturel et social expérimental décapant. Ce qui retenait mon attention dans cette expérience, c’est la question de la cohabitation d’une communauté alternative au sein d’un village de natifs. La déception a été grande à ce sujet : les deux communautés observent une séparation stricte et leur cohabitation fait jaillir de nombreuses sources de tension : le bruit, la langue de communication (portuñol pour les « alternatifs »), le nudisme, …. Reste que Capão demeure une expérience intéressante.

Située dans la Chapada Diamantina, la Vallée du Paty est d’une beauté époustouflante : paysages grandioses, monts recouverts d’une riche végétation, vallées parsemées de rivières, de cascades et de grottes.

Juste le temps de retrouver mes parents et mon frangin venu en vacances quelques jours dans les environs de Rio, et j’atteris ensuite dans un projet d’agroécologie dans l’Etat de Rio (près de Térésopolis) pour réaliser trois semaines de travail volontaire en tant que wwoofer. Mais ça, ce sera l’objet d’un prochain article !

J’ai envie de signer la reine Momo ce soir, non pas en raison d’un sentiment royal ou d’une quelconque sympathie envers cette institution dépassée, ni en référence à la terre de la reine Maud qui se trouve en Antarctique, mais parce que quand j’évoque mon surnom au Brésil, on me renvoie au mythique Rei Momo, le roi du carnaval !

Allez, j’ose…
La Reine Momo !

9 réflexions au sujet de « De Bélem à Teresópolis (Etat de Rio) ou la trahison du principe du voyage « by fair means » (avril-mai 2012) »

  1. Yes she can ET en bécanne,, Bravo à la Reine Momo qui a fait des milliners de km en vélo, en bateau et peut être même en pédalo. Ok Elle va à Ushaia et à Brasilia et peut être même à Lima, Mais c’est quand qu’elle sera à Tahiti voir son Oli? Annick et Michel

    • Sachant qu’en un an j’ai réalisé environ 12 000 kilomètres par voie terrestre dont près de 7 000 à vélo, et environ 3 500 kilomètres par voie maritime, et qu’il doit me rester 8000 kilomètres pour atteindre Ushuaia, puis quelques milliers encore par voie maritime pour atteindre la Polynésie… eh bien il faudra encore attendre un peu!😉 But Yes I can! Gros bisous à vous 2!

  2. Bonjour Maud,
    Je suis ton journal avec beaucoup d’intérêt et je suis bien content de voir ce soir ces nouveaux articles, deux mois sans nouvelles c’est long!
    Si tu passes par Florianopolis mes cousins se feront une joie de t’accueillir si tu le souhaites.
    Je t’embrasse, à bientôt peut être, je l’espère en tout cas.
    Stan

    • Yep Stanley!
      Je ne suis pas passée par Florianopolis et en suis déjà bien loin, mais merci pour le plan tout de même!
      Si t’as aussi des cousins en Bolivie, Chili ou Argentine, fais signe!😉
      Tout gros bisous… depuis Santa Cruz, en Bolivie!

    • Tonton Nanard pro de l’informatique, moi j’arrêterais de cauchemarder si je parvenais à résoudre mes soucis avec wordpress !
      Si jamais t’as la moindre idée de solution, ce serait vraiment bienvenu!🙂
      Je comprends pas pourquoi la colonne de présentation de la revanche des cigales (située à droite) est soudain descendue tout en bas de page. Ni pourquoi la mise en page et l’ordre de nombreux articles foirent… Aargh!
      Bises!

      • ça peut être dû au navigateur avec lequel tu te branches, voire si tu joues en Mac ou la partie adverse. Combine les deux, ça te fait au moins quatre possibilités.
        Et toi, au fond?
        bises
        tonton Tanguy

        • Merci pour les pistes Tonton Tanguy, le probleme est resolu : un stress dans l’ecriture html de certains de mes articles…
          Moi, ca roule, et c’est le cas de le dire, meme si le passage des plaines tropicales aux andes boliviennes n’etait pas de tout repos! Mais du coup, le repos, je le prends ces jours-ci a Cochabamba, dans un centre socio-culturel autogéré, avant de partir pour La Paz!

          Je me permets de renvoyer vers ton blog, pour les amateurs de recits de voyage et autres romans, nouvelles et sautes d’humeur ecrites par mon tonton Tanguy : http://tannguy.net
          Bises!
          Maud

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