La Révolution des Ignames – Une expérience agroécologique au cœur de l’État de Rio au Brésil (juin 2012)

J’ai séjourné en tant que wwoofer* dans un projet d’agroécologie dans l’Etat de Rio au Brésil en juin 2012 – eh oui, ça commence à dater, mais les écrits collaboratifs entre cigales prennent souvent un peu de temps ! Cet article présente le projet en tant qu’exemple illustratif de l’agroécologie. Il a été enrichi par la précieuse collaboration de Valentine et Gérard VAN ROYE.

 – – –

Les semences d’une « révolution »

C’est l’histoire de quatre illuminés un peu idéalistes un peu acharnés qui entendaient concourir à l’amélioration de ce monde qui décidément ne tourne pas bien rond. Pour ce faire, se dirent-ils, autant s’attaquer à la source, à ce qui permet d’assouvir un besoin élémentaire de l’homme : se nourrir. Face à une agriculture qui saccage notre planète et notre santé, ils ont voulu expérimenter une nouvelle manière de produire et, plus largement, de vivre. Lire la suite

Publicités

La Société civile crie au feu face à l’Organisation des Nations, unie dans l’inaction (juin 2012)

Cela fait déjà un mois et demi que s’est achevé le Sommet des Nations Unies Rio+20 (20-22 juin 2012) et le Sommet des Peuples (15-23 juin 2012) à Rio de Janeiro, mais je tenais à vous livrer mon expérience et mes réflexions sur ces évènements.

– – –

« Liberté de polluer » !

Une Organisation des Nations, unie dans l’inaction

En 1972 se tenait la Conférence de Stockholm qui, pour la première fois, plaçait les questions écologiques à l’ordre de l’agenda mondial. En 1992, le Sommet de la Terre Rio92 s’achevait sur un engagement des États pour agir face à l’état alarmant de notre planète. Vingt années ont bien pu défiler depuis lors, mais la situation de notre planète et de l’humanité demeure toujours aussi préoccupante – sinon plus, le monde étant embourbé dans une crise multiple, à la fois économique, financière, sociale, alimentaire, environnementale et énergétique. C’est dans ce contexte que la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20 s’est clôturée ce 22 juin 2012 aboutissant à un accord trouillard d’inertie collective face aux grands défis de notre planète. Lire la suite

Le Pantanal en succulentes anecdotes bestiales ! (juillet 2012)


Pour paraphraser une citation sur le zoo :

« Le Pantanal : un endroit conçu pour que les animaux puissent étudier les moeurs humaines »

– – –

Le Pantanal. La plus grande région humide de notre planète, 200 000 km² enjambant le Brésil, la Bolivie et le Paraguay. Une énorme plaine située dans le bassin du rio Paraguay, arpentée par de nombreux cours d’eaux durant la saison sèche et carrément noyée sous les flots quatre mois par an. Un petit coin de paradis pour nos amis les plantes et les animaux, faisant du Pantanal un des écosystèmes les plus denses au monde.

Voici donc contée la traversée cycliste du Pantanal, de Miranda à Corumba (Brésil), en passant par la Estrada Parque, par le biais de succulentes anecdotes des plus bestiales ! Lire la suite

La CicloCigale dans la presse à Rio+20 (juin 2012)

En attendant que je me pose pour vous relater les mésaventures de l’échec cuisant du sommet qui était sensé décider de l’avenir de l’humanité et de notre planète (oui, je sais, on le savait avant même qu’il ne s’ouvre), voici – pour détendre un peu l’atmosphère – de quoi vous faire sourire…

La CicloCigale dans la presse à Rio+20 :

La désormais célèbre ciclocigale, en route vers… la Bolivie !

De Bélem à Teresópolis (Etat de Rio) ou la trahison du principe du voyage « by fair means » (avril-mai 2012)

Île de Boipeba (Bahia)

– – –

 « Ailleurs » est un mot plus beau que « demain », MORAND

– – –

Force est d’admettre que la suite de ma traversée du Brésil aura été une infâme trahison du voyage par « moyens loyaux », selon l’expression employée par le voyageur et écrivain Sylvain TESSON (Petit traité sur l’immensité du monde). Celle-ci désigne les voyages aux cours desquels le voyageur se meut sans moteur, propulsé par sa seule énergie.

J’ai toutefois une excellente excuse. Mes parents ont déménagé à São Paulo trois ans auparavant. Je n’étais jamais venue les voir, clamant que je parviendrais jusqu’à leur porte à vélo et à la voile ! Figurez-vous qu’après un an de périple pour arriver jusqu’à chez eux, ils m’annoncent qu’il faut que je me dépêche parce qu’ils repartent définitivement en Europe début juillet !

Mais certaines haltes étaient somme toute incontournables lors de ma traversée du Brésil avant de parvenir à São Paulo. Je vous la fait courte. Lire la suite

Le Brésil, ce géant d’Amérique du sud : Périple au nord-est de l’Amazonie, d’Oyapock à Bélem (avril 2012)

« Lorsque le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière polluée, le dernier poisson pêché, alors les hommes s’apercevront que l’argent n’était pas comestible. », chef indien Cree
 – – –

 

Le Brésil… un géant !

8 500 000 km², soit 286 fois mon plat pays, soit pas loin de l’équivalent à lui seul de la totalité du continent européen (10 000 000 km²). Près de 200 millions d’habitants, avec une population essentiellement urbaine (86%). À cette échelle, vous pouvez vous imaginer la diversité rencontrée d’un bout à l’autre du pays. La culture brésilienne constitue un joyeux alliage entre traditions amérindiennes, africaines, portugaise et plus largement européenne. Le Brésil, aujourd’hui puissance économique et politique incontestable sur la scène mondiale, n’en reste pas moins un pays où la plus grande misère côtoie la plus grande opulence. « Un pays riche est un pays sans pauvreté » clame pourtant le nouveau slogan du gouvernement de Dilma ROUSSEFF. Y’en a du boulot, Dilma ! Lire la suite