La CicloCigarra : el regreso… a cabalgar !

Quebrada de Cafayate

La CycloCigale : le retour… ? En selle ! Eh oui, pour ceux qui l’ignoraient et se demandaient si on était bientôt parvenu aux frontières de la Patagonie, à vrai dire, ces derniers temps, nous nous sommes accordés une « petite » pause dans notre périple, Caminante et moi-même. Lire la suite

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Traversée du désert – au sens propre et figuré : le Sud Lipez bolivien par la route des lacs (août 2012)


« A beau chameau, vaste désert », Achille CHAVEE (poète belge)

« Le plus difficile dans le désert, c’est de trouver la sortie », Philippe ALEXANDRE (journaliste et écrivain français)

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1 nénette. 2 roues.

3 déserts (Siloli, Dali, Atacama) au sein desquels il est difficile de progresser : la bicyclette s’enfonce dans le sable mou et ce n’est que lorsqu’on rencontre du « washboard » qu’on peut rouler. Lire la suite

Le Salar d’Uyuni en deux roues, entre supplice tortueux et magie envoûtante (août 2012)

« C’est toujours dans le désert que l’on casse sa bouteille d’eau », Louis SCUTENAIRE (poète et écrivain belge)

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Le Salar d’Uyuni.
Vaste désert de sel situé au sud-ouest de la Bolivie couvrant une surface de plus de 12 500 km² et doté d’une couche de sel d’environ 5 mètres. Résultat de l’assèchement du lac Minchin 10 000 années auparavant, il représente aujourd’hui un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète, source de convoitise des multinationales.

Depuis que j’avais découvert le Salar d’Uyuni par le récit imagé de cyclovoyageurs, le sillonner en deux roues était devenu un rêve un peu fou. Lire la suite

La Bolivie, des plaines tropicales aux Andes boliviennes (juilllet-août 2012)

La carretera.
Dos bicicletas.
Las chicas son guerreras !
(Haiku inventé par Moa, inspirée par ses coups de pédales)

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La Bolivie ? Il existe en fait deux Bolivie. A l’ouest, celle des plaines tropicales et des terres de basse altitude ; à l’est, celle des Andes boliviennes et de l’Altiplano (haut plateau). D’une part, celle plus prospère, qui abrite l’essentiel des réserves de gaz naturel du pays, plus « moderne », peuplée majoritairement par des descendants hispaniques (mais également des amérindiens Guaranis). D’autre part, celle plus « pauvre », plus traditionnelle, plus « amérindienne » avec entre autre les communautés Aymaras et Quechuas.

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La Révolution des Ignames – Une expérience agroécologique au cœur de l’État de Rio au Brésil (juin 2012)

J’ai séjourné en tant que wwoofer* dans un projet d’agroécologie dans l’Etat de Rio au Brésil en juin 2012 – eh oui, ça commence à dater, mais les écrits collaboratifs entre cigales prennent souvent un peu de temps ! Cet article présente le projet en tant qu’exemple illustratif de l’agroécologie. Il a été enrichi par la précieuse collaboration de Valentine et Gérard VAN ROYE.

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Les semences d’une « révolution »

C’est l’histoire de quatre illuminés un peu idéalistes un peu acharnés qui entendaient concourir à l’amélioration de ce monde qui décidément ne tourne pas bien rond. Pour ce faire, se dirent-ils, autant s’attaquer à la source, à ce qui permet d’assouvir un besoin élémentaire de l’homme : se nourrir. Face à une agriculture qui saccage notre planète et notre santé, ils ont voulu expérimenter une nouvelle manière de produire et, plus largement, de vivre. Lire la suite

Bolivia !

Salar de Uyuni (désert de sel), Bolivie, le 17 août 2012

Voici une photo de la Bolivie, histoire de vous faire patienter un peu en attendant les autres…

Besos depuis San Pedro de Atacama au Chili, où Caminante et moi prenons qqs jours de repos bien mérités… et au chaud!

La Société civile crie au feu face à l’Organisation des Nations, unie dans l’inaction (juin 2012)

Cela fait déjà un mois et demi que s’est achevé le Sommet des Nations Unies Rio+20 (20-22 juin 2012) et le Sommet des Peuples (15-23 juin 2012) à Rio de Janeiro, mais je tenais à vous livrer mon expérience et mes réflexions sur ces évènements.

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« Liberté de polluer » !

Une Organisation des Nations, unie dans l’inaction

En 1972 se tenait la Conférence de Stockholm qui, pour la première fois, plaçait les questions écologiques à l’ordre de l’agenda mondial. En 1992, le Sommet de la Terre Rio92 s’achevait sur un engagement des États pour agir face à l’état alarmant de notre planète. Vingt années ont bien pu défiler depuis lors, mais la situation de notre planète et de l’humanité demeure toujours aussi préoccupante – sinon plus, le monde étant embourbé dans une crise multiple, à la fois économique, financière, sociale, alimentaire, environnementale et énergétique. C’est dans ce contexte que la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20 s’est clôturée ce 22 juin 2012 aboutissant à un accord trouillard d’inertie collective face aux grands défis de notre planète. Lire la suite

Le Pantanal en succulentes anecdotes bestiales ! (juillet 2012)


Pour paraphraser une citation sur le zoo :

« Le Pantanal : un endroit conçu pour que les animaux puissent étudier les moeurs humaines »

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Le Pantanal. La plus grande région humide de notre planète, 200 000 km² enjambant le Brésil, la Bolivie et le Paraguay. Une énorme plaine située dans le bassin du rio Paraguay, arpentée par de nombreux cours d’eaux durant la saison sèche et carrément noyée sous les flots quatre mois par an. Un petit coin de paradis pour nos amis les plantes et les animaux, faisant du Pantanal un des écosystèmes les plus denses au monde.

Voici donc contée la traversée cycliste du Pantanal, de Miranda à Corumba (Brésil), en passant par la Estrada Parque, par le biais de succulentes anecdotes des plus bestiales ! Lire la suite

La CicloCigale dans la presse à Rio+20 (juin 2012)

En attendant que je me pose pour vous relater les mésaventures de l’échec cuisant du sommet qui était sensé décider de l’avenir de l’humanité et de notre planète (oui, je sais, on le savait avant même qu’il ne s’ouvre), voici – pour détendre un peu l’atmosphère – de quoi vous faire sourire…

La CicloCigale dans la presse à Rio+20 :

La désormais célèbre ciclocigale, en route vers… la Bolivie !

De Bélem à Teresópolis (Etat de Rio) ou la trahison du principe du voyage « by fair means » (avril-mai 2012)

Île de Boipeba (Bahia)

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 « Ailleurs » est un mot plus beau que « demain », MORAND

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Force est d’admettre que la suite de ma traversée du Brésil aura été une infâme trahison du voyage par « moyens loyaux », selon l’expression employée par le voyageur et écrivain Sylvain TESSON (Petit traité sur l’immensité du monde). Celle-ci désigne les voyages aux cours desquels le voyageur se meut sans moteur, propulsé par sa seule énergie.

J’ai toutefois une excellente excuse. Mes parents ont déménagé à São Paulo trois ans auparavant. Je n’étais jamais venue les voir, clamant que je parviendrais jusqu’à leur porte à vélo et à la voile ! Figurez-vous qu’après un an de périple pour arriver jusqu’à chez eux, ils m’annoncent qu’il faut que je me dépêche parce qu’ils repartent définitivement en Europe début juillet !

Mais certaines haltes étaient somme toute incontournables lors de ma traversée du Brésil avant de parvenir à São Paulo. Je vous la fait courte. Lire la suite

Le Brésil, ce géant d’Amérique du sud : Périple au nord-est de l’Amazonie, d’Oyapock à Bélem (avril 2012)

« Lorsque le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière polluée, le dernier poisson pêché, alors les hommes s’apercevront que l’argent n’était pas comestible. », chef indien Cree
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Le Brésil… un géant !

8 500 000 km², soit 286 fois mon plat pays, soit pas loin de l’équivalent à lui seul de la totalité du continent européen (10 000 000 km²). Près de 200 millions d’habitants, avec une population essentiellement urbaine (86%). À cette échelle, vous pouvez vous imaginer la diversité rencontrée d’un bout à l’autre du pays. La culture brésilienne constitue un joyeux alliage entre traditions amérindiennes, africaines, portugaise et plus largement européenne. Le Brésil, aujourd’hui puissance économique et politique incontestable sur la scène mondiale, n’en reste pas moins un pays où la plus grande misère côtoie la plus grande opulence. « Un pays riche est un pays sans pauvreté » clame pourtant le nouveau slogan du gouvernement de Dilma ROUSSEFF. Y’en a du boulot, Dilma ! Lire la suite

Olá Sudamérica ! La Guyane, cet étrange petit bout de France coincé en Amérique du sud (mars-avril 2012)

« Si tu manges du Bouillon d’Awara… En Guyane tu reviendras… », dicton guyanais
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Comment vous conter ces trois derniers mois depuis mon débarquement à Cayenne jusqu’à mon atterrissage à São Paulo au Brésil ?

D’abord, place à la Guyane.

La Guyane française

Pour vous présenter « l’étrange bête » en deux mots, la Guyane est une région et département d’outre-mer (DROM) français d’Amérique du Sud, « résidus » du colonialisme français. Il s’agit du plus grand département de France avec ses 83 864 km². La Guyane, c’est la « terre d’eaux abondantes » en arawak, langue parlée par ce peuple amérindien de la forêt amazonienne. Cette richesse aquatique va de pair avec une vaste forêt primaire amazonienne (96 % du territoire est recouvert de forêt équatoriale) dotée d’une extraordinaire biodiversité, tant en matière de faune que de flore. La Guyane est en effet un hot-spot de la planète, ces « points chauds » recensés pour leur biodiversité exceptionnelle et la menace de risque sérieux de dégradation qu’ils encourent. Lire la suite

« Une petite Transat’ tranquille »*, de Mindelo à Cayenne : 2ème partie d’une longue Transatlantique (02-22 mars 2012)

* dixit Moïsette avant que je n’embarque sur Corner Muse !

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b-DSCN3902« C’est pas l’homme qui prend la mer
C’est la mer qui prend l’homme
(…)
J’ai eu si mal au coeur
Sur la mer en furie
J’ai vomi mon quatre heure
Et mon minuit aussi
J’me suis cogné partout
J’ai dormi dans des draps mouillés
(…)
C’est la d’plaisance, c’est l’pied
Dès que le vent soufflera

Je repartira
Dès que les vents tourneront
Nous nous en allerons »
(RENAUD, C’est Pas L’homme Qui Prend La Mer)
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Puis ce fût la grande aventure. Cap au 251. Vingt jours de navigation soutenus, de Mindelo à Cayenne, à franchir l’immensité de l’océan Atlantique. Lire la suite

Des Canaries au Cap Vert : 1ère partie d’une longue Transatlantique (janv-févr 2012)

J’ai été minutieusement démonté, graissé et solidement empaqueté le 30 décembre 2011 à la marina de Las Palmas aux Canaries. J’ai connu une navigation paisible sur le voilier Polymagou autour des îles Canaries d’abord, de Gran Canaria au Hierro en passant par Tenerife et La Gomera, puis six jours de traversée jusqu’au village de Palmeira (île de Sal) au Cap Vert. Toutefois, depuis le fond de la cale du navire, je pouvais sentir les ondes néfastes qui intoxiquaient l’air ambiant. Lire la suite